Mon histoire… celle que je n’ai jamais vraiment racontée
- debattistanidya
- il y a 3 jours
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Dans la vie, Il y a des chapitres de vie qu’on n’oublie jamais. Des histoires qui marquent la peau et le cœur, même quand les années passent. Aujourd’hui, j’ai envie de te parler un peu de moi. De mon parcours. De ce que j’ai traversé.
Peut-être que tu t’y reconnaîtras. Ou peut-être que ces mots t’aideront simplement à te sentir moins seule
Nous somme en 2008 J'habite à Marseille, J'ai 17 ans… et déjà épuisée de la vie !
Je travaille comme femme de ménage dans un hôtel sombre qui me mettait mal à l’aise, mais qui payait bien… alors je fermais les yeux. En même temps, je suivais une formation pour un bac pro secrétariat.
À cette époque là, je n’allais pas bien. Je vivais dans un quartier difficile, un environnement trop lourd, trop violent, trop loin de ce que j’étais au fond de moi. Rien ne me correspondait vraiment. J’essayais juste de survivre à ma propre vie.
Et c’est là que tout a basculé.
La rencontre qui a tout changé
Dans ma formation, il y avait plusieurs sections. Pas seulement la mienne. C’est là, au milieu de tous ces groupes, que je l’ai rencontré.
Dès le premier regard, il m’a plu. Peut-être que j’avais besoin d’être vue, d’être comprise, d’être rassurée. Et lui… il est arrivé pile à ce moment-là.
Les premiers mots ont été tellement simples, tellement naturels…J’avais l’impression de le connaître depuis dix ans alors que je venais juste de le rencontrer.
Quand je raconte ça aujourd’hui, j’étais à quelques mois d’avoir 18 ans. Lui aussi. Et c’est à ce moment-là que nous nous sommes mis ensemble.
J’étais tellement bien avec lui. Tellement heureuse. Tellement soulagée d’exister dans les yeux de quelqu’un.
Le début du piège
Il avait un “travail parallèle”, pas très catholique… mais à 18 ans, je ne posais pas de questions. Je voulais juste quelqu’un qui me protège, quelqu’un qui me rassure.
Il m’aidait financièrement, il prenait soin de moi, il ne voulait plus que je retourne à l’hôtel “pour ma sécurité” .Alors j’ai arrêté de travailler.
Il était doux, attentionné, aimant. Tout ce dont une jeune femme peut rêver. Il avait son propre appartement, de l’argent, une vie qui semblait stable.
J’avais l’impression d’avoir trouvé la bonne personne.
Mais ce conte de fées n’a pas duré.
Jusqu'ici tout va bien... jusqu'ici tout va bien ... Mais l'important, c'est pas la chute. C'est l'atterrissage.
Quand j’ai compris que ce n’était pas un petit voyou de quartier, mais un vrai bandit, un homme dangereux… j’ai eu peur. J’ai voulu partir. Mais c’était déjà trop tard.
J’étais sous son emprise. Et profondément amoureuse.
J’ai essayé de le quitter plusieurs fois. Mais il revenait toujours avec des excuses, des promesses, des belles paroles…Et à chaque retour, il y avait aussi ses tromperies.
Marseille, la violence partout autour de moi
À cette époque, j’avais arrêté les études car il était jaloux des garçons de ma formation, Même de toutes personnes qui m'apprécier de prés ou de loin. Mais j'avais besoin d'argent, de mon propre argent ! J'ai donc trouver un poste en maison de retraite. C’est là que j’ai rencontré Stéphanie, une femme au visage angélique vraiment trop belle ! blonde, yeux bleus , qui avait pourtant fait cinq ans de prison pour tentative d’assassinat sur son ex compagnon.
À Marseille, la violence ne se cache pas toujours derrière des visages menaçants. Parfois, elle porte une apparence douce.
Dans cette ville, les gangs de filles sont parfois pire que les voyous eux-mêmes. La violence est partout : dans les quartiers, dans les beaux immeubles, sur les lieux de travail.
C’est une ville magnifique… mais quand on la vit de trop près, elle peut être terrifiante.
Quand j’ai atteint mes limites…
Un jour, j’ai vraiment voulu mettre un terme définitif à cette relation TOXIQUE. Mais pour lui, c’était inimaginable.
Il me faisait suivre jusque sur mon lieu de travail. Il surgissait dans des endroits où je ne l’attendais pas du tout. Ce n’était pas “dans ma tête”. C’était réel.
Et oui… j’ai souvent eu peur de lui. Mais j’ai grandi dans la violence. J’ai appris très tôt à ne jamais montrer mes peurs, à ne jamais trembler devant quelqu’un.
Alors je faisais face. Même si à l’intérieur, je suffoquais.
La destruction psychologique
À chaque retour, il me rabaissait encore plus.
Il me disait que je ne valais rien. Que j’étais une fille paumée. Que mon travail était “pourri”. Que je n’avais que mon physique pour moi. Que j’étais “conne”, “insignifiante”, “incapable”.
Pour lui, j’étais rien.
Mais paradoxalement, il refusait de me laisser partir.
Comment j’ai réussi à sortir de l’emprise… et enfin retrouver la paix
Je ne raconte pas ça pour attirer la pitié. Je le raconte parce que, peut-être, toi aussi tu as traversé cette tempête. Et si c’est le cas, tu dois savoir que tu n’es pas seule.
Le masque parfait
Quand je l’ai rencontré, tout semblait trop beau. Il était charmant, attentif, collé à moi comme s’il ne voyait que moi. J’ai cru à une belle histoire. J’ai cru avoir trouvé quelqu’un qui me comprenait vraiment.
Mais en réalité…il me scannait. Il analysait tout : mes faiblesses, mes blessures, ma gentillesse.
Et quand il a su comment j’étais faite…tout a basculé.
La descente… et la confusion
Les critiques sont arrivées, les humiliations, les retournements de situation. Il jouait avec ma tête. Un jour adorable, le lendemain glacial. Je n’arrivais plus à savoir où était la vérité.
Je doutais de moi, de mes choix, même de ma propre réalité. C’est ça, la violence invisible. ça détruit sans laisser de traces sur la peau.
Jusqu’au jour où j’ai dû survivre… comme je pouvais
Beaucoup ne comprennent pas ce qu’on vit sous emprise. On fait ce qu’on peut pour se protéger. Et à un moment, j’ai compris que pour qu’il me lâche, je devais jouer son jeu à ma manière.
Alors oui…j’ai dû me montrer plus imprévisible que lui. Plus froide, plus distante, plus “folle” même, si c’est le mot. Pas pour lui faire du mal, mais pour qu’il me craigne suffisamment pour me laisser tranquille.
C’était ma façon de survivre. Ma façon de reprendre le contrôle. Et ça a marché.
La liberté, je l’ai trouvée loin… très loin
Quand j’ai quitté Marseille, j’ai respiré pour la première fois depuis longtemps. La tranquillité, le silence…je redécouvrais ce que c’était d’être en paix.
Il m’a recontactée plusieurs fois, des années après, sur les réseaux sociaux.
Mais je n’ai jamais répondu. Plus jamais. Mon silence a été ma plus grande victoire.
Aujourd’hui ma vie a changé… mais mes cicatrices restent
Aujourd’hui, je suis mariée à un homme merveilleux, quelqu’un qui me respecte, me protège, m’aime pour de vrai. J’ai mes enfants, ma famille, ma stabilité.
Mais les traumatismes… eux, restent un peu. Je ne vais pas mentir.
Il y a encore des moments où j’ai peur de le croiser. Des moments où mon corps se souvient avant ma tête. Des instants où ce passé revient frapper à la porte sans prévenir.
Mais j’avance. Et chaque jour, je me rappelle , je ne suis plus cette femme brisée. Je suis celle qui a réussi à s’en sortir. Celle qui a survécu. Celle qui a reconstruit sa vie.
Si toi aussi tu as vécu l’emprise…
Sache que tu as le droit de parler, le droit de pleurer, le droit de demander de l’aide, et surtout…le droit d’être heureuse.
Et si tu as besoin d’être écoutée, de vider ton cœur, de mettre des mots sur ta douleur…
Je suis là, au Refuge Émotionnel. Parce qu’aucune femme ne devrait porter ça seule. Parce qu’on mérite toutes la paix.




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