Les femmes battues : La vérité que personne ne veut dire !
- debattistanidya
- il y a 3 heures
- 4 min de lecture
Il y a quelque chose que beaucoup ignorent...
On parle souvent des femmes battues.
Très rarement des enfants.
Pourtant, dans une maison ou un homme frappe... tout le monde prend !
Moi, mes frères et sœurs, on a été battus aussi.
On a grandi dans la peur.
On a grandi dans les cris, les menaces, les portes qui claquent, les objets qui volent.
On a grandi dans un silence forcé, dans un secret qui détruit de l'intérieur.
Parce que dans la violence, il n'y a pas que les mère qui souffre.
Il y a les enfants qui regardent.
Les enfants qui encaissent.
Les enfants qui ne parlent pas.
Les enfants qui apprennent trop tôt ce qu'est la terreur.
La peur et l'argent : les deux chaines les plus solides.
Toutes les femmes battues que j'ai connues, ma mère, mes voisines, des amies, des collègues de travailles, avaient deux ennemis :
La peur / L'argent
La peur, parce qu'un homme violent te fait croire que tu vas mourir si tu pars.
Qu'il va te retrouver.
Qu'il va te prendre tes enfants.
Qu'il va ruiner ta vie.
Et encore pire :
Parce qu'on le sait toutes ... La justice ne protège pas assez.
Des plainte classées sans suite, des femmes ignorées, des enfants oubliés.
Voila pourquoi elles ont peur.
Et voila pourquoi nous, les enfants, on grandit dans l'angoisse.
L'argent, parce que partir coute cher.
Changer de vie coute cher.
Se protéger coute cher.
Comment on fait quand on n'a rien ?
Quand on doit nourrir les enfants ?
Quand le compte est bloqué?
Quand le loyer est au nom du conjoint violent ?
A 25 ans, j'ai dit STOP !
Ma mère était tombée très malade.
Et ce jour-là, j' ai compris quelque chose :
Alors j'ai pris mon courage, ma rage, mes années de douleur de peurs ...
Et je me suis mise en face de mon père qui venait de mettre un coup de pieds a ma mère.
Je n'ai pas tremblé !
Je l'ai regardé dans les yeux !
Et je lui ai dit avec une voix que moi meme je ne me connais pas :
" A partir d'aujourd'hui,
plus jamais tu ne lèveras la main sur ma mère!
Plus jamais tu ne lui manqueras de respect !
Parce que si tu recommences ...
Je te tuerai de mes propres mains et tu le sais que j'en suis capable !"
Et ce n'était pas des paroles en l'air.
Sur le moment, j'étais vraiment prête à le faire.
Je n'avais plus peur.
Plus rien à perdre.
Mon père était tellement choqué...
Il s'est assis.
Il 'a plus dit un mot de toutes la soirée.
Parce que pour la première fois de sa vie...
quelqu'un lui résistait.
Et pourtant...
Malgré tout ce qu'il nous a fait vivre,
malgré tout ce qu'on a subi...
Je l'aime et je l'aimerai toujous !
Pas pour ce qu'il a été.
Mais pour ce que j'aurais voulu qu'il soit.
Pour le père que j'espérais, mais que je n'ai jamais vraiment eu.
C'est ça aussi, être un enfant battu :
aimer quelqu'un qui nous a brisés.
Ce que j'ai appris dans cette galère :
Une femme doit toujours mettre un peu d'argent de coté. Même 10e.
Le logement doit être à son nom.
Ne JAMAIS signer de crèdit sous la contrainte d'un homme violent !
Garder des papiers, des copies, des preuves !
Ne jamais reste isolée.
Ne jamais avoir honte !
La honte n'est pas à elles.
La honte est à ceux qui frappent.
Ce message est pour toutes les femmes... et tous les enfants qui vivent ça en silence.
Vous n'êtes pas faibles.
Vous n'êtes pas coupables.
Vous n'êtes pas seuls.
Vous êtes des survivants.
Un jour, vous direz :
" J'ai repris ma vie."
" J'ai survécu."
Comme moi.
Comme ma mère.
Comme mes frères et mes sœurs.
Comme toutes celles qui ont trouvé la force de dire STOP
À toutes les guerrières, à tous les enfants, à tous ceux qui survivent
À toutes les femmes battues… À toutes celles qui ont pleuré en silence, qui ont caché leurs bleus sous des manches longues, qui ont dû sourire alors qu’à l’intérieur tout s’effondrait…À toutes celles qui ont aimé trop fort quelqu’un qui ne savait qu’abîmer…Vous êtes des survivantes.
À tous les enfants battus, oubliés, ignorés… À ceux qui ont grandi dans la peur, dans les cris, dans les murs qui tremblaient… À ceux qui ont appris trop tôt à se taire, à observer, à encaisser…Vous aussi, vous êtes des survivants. Vous êtes les cicatrices vivantes d’un combat que vous n’auriez jamais dû mener.
Et puis il y a nous ! Ceux qui ont tenu, ceux qui se sont relevés, ceux qui ont dit STOP un jour… Ceux qui ont trouvé la force là où il n’y en avait plus. Ceux qui ont décidé que la violence ne gagnerait plus jamais.
Moi, j’ai mis 25 ans pour me lever face à mon père. Moi aussi j’ai été battue, comme mes frères et sœurs
.Ce jour-là, j’ai compris que même les monstres reculent quand une victime devient guerrière.
Aujourd’hui, je veux parler à vous toutes. À vous tous. À toutes celles et ceux que la vie n’a pas épargnés :Vous n’avez pas à porter tout ça seuls. Vous n’avez pas à survivre seuls. Vous n’avez pas à pleurer seuls.
Parce qu’il existe un endroit…Un endroit fait de douceur, pas de coups. Un endroit où la parole ne fait pas peur. Un endroit où les blessures ne sont pas jugées. Un endroit où ton histoire a le droit d’exister.
Cet endroit, c’est Le Refuge Émotionnel.
Un refuge pour les femmes qui n’osent plus parler. Un refuge pour les enfants devenus adultes avec des ombres dans le cœur. Un refuge pour les guerrières fatiguées. Un refuge pour les guerriers du système, ceux qui se battent encore pour être crus, respectés, entendus.
Ici, tu peux déposer tes armes. Ici, tu peux pleurer sans honte. Ici, tu peux dire « j’ai mal » sans avoir peur de la réponse. Ici, tu n’es plus seule. Jamais.
Alors à toutes les femmes battues, aux enfants brisés, aux survivants silencieux…Je vous dédie ce texte. Je vous dédie ce combat. Je vous dédie ma force.
Vous êtes des guerrières. Vous êtes des guerriers.

Et même dans vos ruines… vous méritez l’amour, la paix et une nouvelle vie.




Commentaires